Face aux déserts médicaux, la Région Occitanie développe une solution d’accès aux soins en créant des centres de santé dans lesquels exercent des médecins salariés. Un choix politique de dépasser les compétences de la Région pour répondre à une préoccupation majeure de nos concitoyens.
Trouver un médecin près de chez soi ne devrait pas être un parcours du combattant.
Pourtant, c’est la réalité pour trop de nos concitoyens. Dans certains territoires, il faut patienter des semaines pour un rendez-vous, parcourir des dizaines de kilomètres pour consulter un médecin généraliste. Ce n’est pas acceptable. En Occitanie, nous ne pouvions rester les bras croisés face à la désertification médicale qui affecte aussi bien les villes que les campagnes.
La santé n’est pas une compétence régionale ? Et alors ? Je refuse d’attendre que les décisions tombent d’en haut pendant que les habitants d’Occitanie peinent à se soigner. Parce que l’accès aux soins est un droit, pas un luxe.
Face à l’urgence, nous avons pris nos responsabilités. En 2022, nous avons créé Ma santé, Ma Région en partenariat notamment avec d’autres collectivités, les universités de médecine, les associations d’internes. Ce service public est inédit en France.
Et nous avançons. En 2025, nous franchirons une étape clé : le recrutement de notre 100ᵉ médecin salarié. Cent médecins répartis dans nos 21 centres de santé sur le territoire. Quelque 250.000 consultations ont déjà été réalisées. Voilà du concret. Voilà aussi une réponse à l’aspiration des médecins qui souhaitent exercer leur métier dans un collectif et qui font le choix du salariat.
Dans le même temps, la Région a soutenu la création de maisons de santé partout sur le territoire : quel que soit le mode d’exercice choisi par les praticiens, libéral ou salariat, l’essentiel pour nos concitoyens c’est d’avoir accès à un médecin généraliste au plus près de chez eux.
Cette année, cinq nouveaux centres de santé verront le jour, notamment dans le Tarn-et-Garonne, le Gard, le Tarn et l’Aude. Oui, l’État doit prendre ses responsabilités. Oui, il faut plus de médecins, mieux formés, mieux répartis dans la perspective de départs en retraite massifs au cours des années à venir.
L’Etat doit s’inspirer de notre initiative et soutenir le développement de centres de santé qui apparaissent comme une réponse à une préoccupation majeure de nos concitoyens.
Carole Delga