Par Magyd Cherfi.
Il est peut-être mort, mais il a laissé comme une fragrance ineffaçable, dégueulasse, il a réussi à imposer l’idée saugrenue du « blanc» en danger, celle du grand remplacement, celle de la guerre de civilisation, bref, de la brutalité jusqu’à convaincre de son bien-fondé. Il est peut-être mort, mais en faisant du «blanc» la victime universelle d’un monde à la dérive, il est mort en insufflant l’invraisemblable idée du «blanc» en danger, et tout le monde y croit. Voici son sonnant et trébuchant héritage…
Paraît que le « blanc» est traqué, qu’on en veut à sa souche, à sa croix, à sa bite et à son alphabet. Paraît qu’on l’oblige à s’intégrer à la norme LGBT, qu’il subit les assauts d’incessantes invasions migrantes, qu’il est acculé, chassé, voué aux gémonies homosexuelles, afros et maghrébines.
Trois fronts, depuis peu, se sont ouverts dans le vaste projet d’éradiquer sa nature‚ son genre, son trône d’héréditaire éclaireur de l’humanité. Au sud « l’Arabe», plus au sud «l’Afro» et en son sein, en guise de cheval de Troie l’armada trans et féministe. Mince !
V’là qu’il est victime de fatwas, qu’il est violenté pour la couleur de sa peau, dans son essence, sa religion et son code postal, oui, le « blanc» est victime de l’ardeur vengeresse des femmes dévoyées. Paraît qu’un vaste plan d’éradication est fomenté à la fois par l’Arabe, l’Africain et la femme, le diabolique triumvirat des temps modernes. V’là que le blanc est devenu la victime expiatoire des grands bouleversements du monde, victime des non-blancs et des lesbiennes… cette puissance dégénérée.
Le kébab a supplanté le pan-bagnat
Une hydre à trois têtes s’apprête à le croquer, à lui faire abjurer sa race et ses mœurs. Paraît qu’on l’empêche de se nourrir à sa guise, que le kébab a supplanté le pan-bagnat, paraît que les églises se vident et que le clergé s’est dissous, que de nouveaux curés made in Mali se glissent jusqu’aux chapelles les plus reculées.
On dit que c’est l’entrisme par le ciel, que le grand remplacement s’immisce à coups de « Notre Père, qui es aux cieux» pour finir en « Allah Akbar ».
La stratégie est claire, d’abord, enfiler la bure, et puis faire basculer le petit monde de Don Camillo sous les cinq piliers du nouveau communisme qu’est l’islam, le dénommé « islamo-gauchisme».
Mince ! Paraît que les produits de consommation quotidienne sont désormais vantés par des gens de couleur. Crèmes, yahourts et produits de vaisselle, tout y passe jusqu’au système anticambriolage sous des airs de Bella ciao.
Juré ! les systèmes de sécurité sont incarnés par des peaux bien brunes et que ce sont les voleurs qui ont les yeux bleus. Paraît que les noirs sont les personnalités préférées des sondages, que les préfets, les oncologues, les flics, les banquiers, les meilleurs profs sont désormais de confession musulmane. C’est la taqiya générale du sol au plafond. Paraît aussi qu’on empêche le blanc d’accéder au logement social, qu’il singe l’accent des quartiers populaires pour ne pas être exclu des meilleures équipes, des sélections les plus ardues, des postes les plus en vue. Paraît, paraît, paraît… tout ça parce qu’il est « le blanc», juste le blanc.