C’est avec stupeur et une immense tristesse que j’ai appris la disparition de notre ami Talaat El Singaby, un compagnon de route, un passeur de culture et un homme d’engagement inlassable.
Talaat, c’était d’abord un nom, une allure, une figure, un accent, un regard. Une histoire. Son parcours force le respect : venu d’Égypte, il avait choisi la France, et plus particulièrement Montpellier, comme terre d’adoption. Il y a bâti un festival devenu une référence, Les Internationales de la Guitare, un espace de liberté, de rencontres et d’échanges, fidèle à ses convictions humanistes. Passionné des métiers d’art, il avait également inventé le Salon international de Lutherie qui se tenait à Toulouse.
Talaat n’était pas seulement un amoureux de la musique et un découvreur de talents. Il était aussi un combattant, un homme de gauche, viscéralement attaché aux valeurs d’égalité, de justice et de laïcité. Sa voix résonnait haut et fort contre l’extrême droite, contre les reculs démocratiques, contre toutes les formes d’obscurantisme. Il savait que la culture peut être un rempart contre la haine et le repli.
Sa disparition est une perte immense. Mais nous continuerons son combat. Pour la culture, pour la liberté, pour l’universalité qu’il incarnait si bien.
À sa famille, à ses proches, aux équipes de l’association Confluences, j’adresse mes sincères condoléances et mes pensées fraternelles et solidaires.
Adieu, camarade. Ton feu ne s’éteindra pas.
Carole Delga